Hassan, de Bron à Hollywood, via NBC
Hassan El Hajjami, alias Haspop, sera la semaine prochaine finaliste de 'America's Got Talent', sur NBC après une prestation éblouissante. Un long parcours pour le jeune homme élevé à Bron, en banlieue lyonnaise, tombé amoureux de la danse.
Il est l’homme caoutchouc : une flexibilité à toute épreuve, une résistance remarquable le tout couronné d’un humour irrésistible. Hassan El Hajjami, alias Haspop, compte parmi les finalistes de l’émission ultra-regardée aux Etats-Unis : America’s Got Talent, équivalent de La France a un incroyable Talent sur M6. Dans sa prestation d’une minute trente, le Français d’origine marocaine a réussi à épater le jury de l’émission.
Marionnette désarticulée, moonwalk en série, jeux de mime, mouvements rapides et précis suivis de gestes ralentis au maximum. Quand on regarde danser Hassan El Hajjami, on a l’impression de le voir évoluer sur du coton. La chorégraphie est parfaitement maitrisée et le tout semble d’une facilité déconcertante. Mais son style est le résultat d’années de travail et d’un passage par la célèbre troupe du Cirque du Soleil.
Hassan El Hajjami vient de la banlieue lyonnaise, précisément de Bron, une commune aux quartiers sensibles. Adolescent, il pratique la boxe : “hors de question de dire à mes parents que j’aime danser – pas assez masculin”. Mais c’est lorsqu’il assiste à un concert de Michael Jackson que le jeune Hassan a le déclic.
“J’ai demandé à un ami de m’apprendre ma première wave”, se souvient Hassan, en référence à un mouvement d’ondulation du corps en partant de la main, se prolongeant au bras, à la tête puis au reste du corps. Le jeune homme intègre alors un groupe, les Pokemon Crew, et ensemble, ils gravissent les échelons des compétitions de “popping”, une danse proche du breakdance.
Les Pokemon Crew remportent les Championnats du monde de breakdance en 2003 et ceux d’Europe en 2004, mais les débouchés sont limités : “Le breakdance est considéré comme une danse de cités en France, alors qu’aux Etats-Unis, ça fait partie de la culture populaire”, souligne Nabil du groupe Killafornia Crew, un danseur originaire de Stains (Seine-Saint-Denis) et installé depuis quelques années à Los Angeles.


