17 mai 2012
Recevoir la Newsletter French Morning

Newsletters




Carnet d'adresses

Petites Annonces

Success story

Les Français de “Pixels” tappent dans l’Å“il d’Hollywood

Les Français de OneMoreProd ont réussi un tour de force avec leur court-métrage "Pixels" qui a été visionné des millions de fois sur Internet. Le phénomène n'a pas échappé à Hollywood.

C’est l’invasion des pixels. “Au début, nous voulions faire un clip pour un titre de musique électro”, se souvient Benjamin Darras de OneMoreProd. “On a abandonné l’idée clip et on s’est impliqué à fond dans le projet. On a voulu se faire plaisir”.

Pixels, film d’animation de deux minutes trente, est un condensé d’effets spéciaux et un clin d’oeil intelligent au “rétro gaming”, en référence aux jeux vidéos classiques des années 80, le tout en plein coeur de New York.”Attention, nous ne sommes pas accros aux jeux vidéos!” prévient Benjamin Darras, “mais on a tous grandi avec Tetris, Pac-Man ou Donkey Kong”.

Ce qui séduit la petite équipe parisienne, c’est la simplicité des graphismes de ces jeux mais aussi leur succès sans limite d’âge, de sexe ou de classe sociale. Avec Pixels, on replonge donc dans cet univers de jeux d’Arcade et d’Atari, le tout sur une bande son faite de tirs de Space Invaders, de lignes Tetris qui explosent et d’attaques de Donkey Kong.

Le cerveau derrière le court-métrage, c’est Patrick Jean, un graphiste de 33 ans. “Patrick voulait tourner Pixels à Paris, mais nous avons donné plus d’ambition au projet, d’où l’idée d’aller à New York. Après tout, c’est la ville de l’apocalypse!”, s’exclame Benjamin Darras. “Et puis Donkey Kong qui lance son tonneau massacreur, ça rend mieux depuis un gratte-ciel de Manhattan que depuis la tour Montparnasse”, plaisante-il. Patrick Jean passe alors deux jours à New York et… plus de quatre mois dans les studios de production à monter, modéliser, mixer.

OneMoreProd prend alors des risques : “On a produit ce court-métrage en pleine crise économique, alors que les autres comptaient leurs sous, nous on les dépensait”, se souvient Benjamin Darras. Les projets à l’époque étaient peu créatifs et peu rémunérateurs. “C’est ce qui nous a poussé à nous lancer dans cette aventure, c’était comme un bol d’air.”