Sebastian Copeland: Pour l’amour des pôles
Issu d'une prestigieuse lignée de musiciens (les Casadesus), Sebastian a doublement rompu avec ses origines: il a choisi le nom de sa mère, britannique et a adopté l'art photographique. Depuis Los Angeles où il habite, il s'est pris de passion pour les pôles et est devenu un très actif militant écologiste à Hollywood. Son documentaire, "Into the Cold", est présenté le 24 avril au Tribeca Festival.
-40°, banquise à perte de vue, vents violents. Sebastian Copeland est dans son élément. Le coeur de cet aventurier explorateur ne bat que pour la beauté des pôles. A priori, Sebastian Copeland a peu de points en commun avec la France : un anglais parfait avec une pointe d’accent british, une maison à Los Angeles… “J’ai un coeur britannique, un sang français et un esprit américain”, explique-t-il, dans l’ordre, dans un français quasi-parfait.
Ce baroudeur des temps modernes a un profil atypique. Issu d’une prestigieuse lignée de musiciens français du côté de son père, Sebastian Copeland a préféré renoncer au lourd héritage du nom paternel – son père est le chef d’orchestre Jean-Claude Casadesus – en adoptant celui de sa mère anglaise. Ses parents divorcent lorsqu’il est encore enfant, et il grandit au nord de la Manche. C’est à cet âge crucial qu’il part à la découverte du monde notamment avec son grand-père maternel qui l’emmène en safari en Afrique du Sud. “C’est là que j’ai pris mes premières photos”, se souvient-il.
Une jeunesse dorée qui se poursuit à New York, lorsque le jeune Sebastian suit les cours du très mondain lycée français avant de poursuivre ses études supérieures à l’Université UCLA de Los Angeles. Il s’essaie rapidement à la batterie, sans succès, et se lance pour de vrai dans la photographie en passant d’abord par la pub et s’immerge avec facilité dans le monde glamour et paillettes hollywoodien, d’autant plus que son cousin n’est autre qu’Orlando Bloom, alias Legolas dans Le Seigneur des Anneaux.
Sebastian Copeland est réalisateur de spots publicitaires pendant dix ans, mais son vrai dada, c’est l’extérieur, le sport, la nature. “J’ai toujours aimé l’adrénaline”, explique le quarantenaire au corps d’athlète. Il prise les sports extrêmes comme le bateau à voile, l’escalade, les randonnées ou la planche à voile, “pendant mon temps libre”, précise-t-il.


