La France sous les projecteurs

« Autoritaire, hyperactif, impétueux, paranoïaque »… Pour la National Public Radio (NPR) ces adjectifs ne caractériseraient plus le président français, désormais considéré comme le « libérateur de la Libye ». Projeté au devant de la scène internationale avec ses initiatives politiques et militaires, Sarkozy a bien obtenu le soutien populaire tant attendu, notamment dans son pays. Outre les considérations autour de l’éventuelle stratégie politique visant à redresser la côte de popularité présidentielle, impossible pour les médias américains de ne pas comparer ce «retournement de situation» à la réaction américaine, nettement plus frileuse. Marc Ginsberg, ancien ambassadeur américain au Maroc, affirme dans un article du Huffington Post, que les Américains devraient faire preuve de «reconnaissance» envers Sarkozy, qui a incité le gouvernement Obama d’abord réticent à s’engager militairement. Un engagement d’ailleurs «impopulaire» outre-Atlantique, rappelle The Associated Press. Le Washington Post ne peut pas non plus s’empêcher de comparer les deux présidents : mais si tous deux devront faire face à des enjeux électoraux en 2012, ils «ne pourraient cependant pas être plus différents».

« Bernard-Henri Lévy a t-il fait entrer l’OTAN en guerre ? » C’est ce que se demande le New Yorker, dans un article faisant écho à celui de Slate et qui revient sur l’éventuel rôle « décisif » de l’« intellectuel » dans l’intervention militaire française, et même américaine, en Libye…

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