Hoboken, le « Boulogne-Billancourt de NYC »

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Hoboken, cité-dortoir sans âme ? On pourrait facilement le penser en lisant les dernières statistiques du magazine Forbes sur les villes américaines comptant le plus de « navetteurs ». Hoboken arrive à la première place, juste après New York. Selon ces données, 56% des travailleurs qui vivent à Hoboken utilisent les transports en commun et la plupart gagne Manhattan tous les jours.

Et pourtant, malgré sa réputation de bedroom community, il fait bon vivre dans la cité qui a vu naître Frank Sinatra. La preuve: depuis une dizaine d’années, Hoboken vit un boom démographique. De 38 000 habitants en 2000, la ville est passée à 50 000 à l’heure actuelle. Les moins de 30 ans sont bien représentés dans ces contingents de nouveaux arrivants.

« Principalement de jeunes parents »

Emmanuelle Chever est responsable de l’association Accueil Hoboken. Elle estime à une vingtaine le nombre de familles d’expatriés francophones installées à Hoboken. « Après avoir profité dans un premier temps de l’animation de Manhattan, de nombreux jeunes parents en quête de calme et d’espaces verts s’installent à Hoboken, ils sont très vite séduits par sa qualité de vie. Sans trop caricaturer, on pourrait dire qu’Hoboken est à Manhattan ce que Boulogne-Billancourt est à Paris », affirme-t-elle.

Ces dernières d’années, les agences immobilières ont bien flairé l’attrait pour les rives de l’Hudson, une région surnommée The Sixth Borough. De nombreuses résidences, certaines très luxueuses, avec vue imprenable sur la skyline, ont fleuri. « Pour le même loyer qu’à Manhattan, on peut s’offrir une, voire deux chambres supplémentaires. Les expatriés avec enfants, qui accueillent souvent des amis ou de la famille sont friands de ce type d’appartements», explique Tiffany Wentz, agent immobilier indépendant au sein de Realtor. « Certains complexes résidentiels offrent même des places de parking, un luxe hors de prix à New York », ajoute-t-elle.

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