En France, Disney rit et Starbucks pleure

Prendre un café en terrasse. Ce plaisir simple de la vie donne des migraines aux dirigeants du géant américain du café, Starbucks, en Europe. Le New York Times consacre un article aux difficultés d’adaptation de l’enseigne à la cafe culture européenne. Le quotidien rapporte que la marque est en train d’investir des millions de dollars dans ses établissements sur le Vieux Continent pour stimuler ses ventes. Dans ce grand dessein, la France, « pourrait représenter un challenge particulier », note le quotidien, qui commence l’article en citant Marion, une Parisienne qui boycotte Starbucks: « Je ne vais jamais à Starbucks, c’est impersonnel, le café est médiocre et cher. Pour nous, c’est une autre planète ». Le ton est donné. Eh oui, « marcher sur un Boulevard parisien avec un gobelet en carton à la main, ça ne se fait pas » ! souligne le Times. « Après huit ans à mettre en place 63 établissements, la compagnie n’a jamais réalisé de profit en France».

Que Starbucks se rassure, les réussites américaines en France existent : McDonald’s par exemple, ou encore Disneyland Paris. Ce petit morceau d’Amérique dans l’est-parisien fête cette année ces vingt ans d’existence. Un anniversaire qui n’a pas échappé à la presse américaine, d’autant que les chances de survie de Mickey et ses amis à Marne-la-Vallée paraissaient bien minces au début de l’aventure. Le Washington Post rappelle, en effet, que le succès du parc d’attraction était loin d’être acquis à son ouverture. Ce temple dédié à l’univers de l’Américain Walt Disney était vu par les uns comme « un Tchernobyl culturel« , « une menace » à la culture française. C’était « une construction en chewing-gum durci » pour les autres. Et le fait que le vin était banni dans les restaurants du parc à ses débuts n’a pas aidé : cela a été vu « comme une sorte de snobisme face à l’héritage français« , rappelle le Washington Post. Une période révolue puisque le Secrétaire d’Etat au Tourisme, Frédéric Lefebvre, s’est félicité des bonnes recettes du parc d’attraction et du fait que les Français constituent « la moitié des visiteurs ». « Le ronchonnement gaulois a cédé la place à l’enthousiasme », assure le Post. Comme dans les Disney, tout est bien qui finit bien !

Commentaires

  • dranrebnomis

    De retour d’une superbe semaine à NYC où j’ai pratiqué entr’autres les Strabucks omni présents .
    La différence avec les homologues français est flagrante : les produits semblent les mêmes, mais la qualité US est nettement meilleure, pas de produit caoutchouteux, à la mauvaise température, lieux propres, sourire du personnel et temps d’attente supportable.
    Adepte du vrai café et non de ce breuvage marron insipide, je l’a régulièrement trouvé aussi.
    Certes les français déclarent se poser pour consommer, mais observez les Centre Ville: circuler un gobelet à la main n’est plus incongru !
    Une suggestion donc : veiller à la qualité sera sûrement plus payant que les analyses sociologiques ….

  • Guns

    Les gobelets en carton pour boire plus vite dans la rue, marcher plus vite, téléphoner plus vite, voyager plus vite, vivre plus vite… et crever plus vite.
    Starbucks appartient encore à l’ancien paradigme, comme Mc Do, et ne survivra pas au 21e siècle. On parie ?