Daniel Boulud perd sa 4ème étoile du New York Times

Chairman of the Bocuse d'Or , Chef and restaurant owner Daniel Boulud is seen before the harvesting of the White House Kitchen Garden October 20, 2010 on the South Lawn of the White House in Washington, DC(Pictured: Daniel Boulud)Photo by Olivier Douliery/ ABACAUSA.com

Les 4 étoiles du New York Times sont rares et précieuses: on en compte six en tout et pour tout. Ou plutôt on en comptait six jusqu’à ce 23 juillet, date funeste où le révéré Daniel a perdu sa quatrième étoile, qu’il détenait depuis 2001.

La longue critique gastronomique multiplie pourtant les éloges pour la cuisine de Daniel Boulud, le chef-propriétaire et de son « chef exécutif », Jean-François Bruel. « Je donnerai beaucoup pour retrouver le bonheur procuré par les ormeaux à cuisson lente« , s’enflamme par exemple le critique.

Mais l’excessive complication de certains plats semble sceller le sort du luxueux établissement de l’Upper East Side, qui fêtait cet hiver ses vingt ans. A moins que ce ne soit une découverte qui semble choquer l’auteur: les critiques gastronomiques connus sont traités par les restaurateurs avec plus d’égard que le commun des mortels… Critique du New York Times depuis 2011, Pete Wells a suffisamment conscience du risque pour avoir demandé à un de ses collègues de se rendre chez Daniel le même soir que lui, afin de comparer leurs expériences.

Verdict: dans les deux cas, la même excellente cuisine. Mais le critique reconnu a eu le droit à un surcroit d’attention, quand le même personnel omettait d’offrir le rince-doigt à son collègue anonyme. Curieusement, Pete Wells note que son collègue lui a confié s’être « senti très bien traité », mais la différence de statut entre privilégiés connus et privilégiés inconnus semble suffisamment intolérable au NYT pour justifier la rétrogradation d’une étoile.

A noter que les critiques du New York Times sont occasionnelles: la dernière de Daniel datait de 2009. Depuis son arrivée au prestigieux poste de critique du Times, Pete Wells n’avait, avant Daniel, visité qu’un seul quatre étoiles. Il s’agissait du Bernardin, d’Eric Ripert, qui eut lui la chance de conserver la plus haute distinction. Preuve sans doute que ses serveurs avaient su ne pas en faire trop…

Photo: Olivier Douliery/ABACAUSA.COM

Commentaires

  • Pascal

    Mieux traiter les critiques que les clients ordinnaires… LOL ! Ca, je pense que tout le monde le fait !
    Non ?
    Ca apparait comme une decouverte ?! Donc montrer du doigt ce restaurateur en mettant ce motif-la en avant me semble un peu abusif. Prendre un air scandalise alors qu’il n’y a pas de scandale, n’est-ce pas
    tout simplement « jouer » avec les etoiles qu’on attribue ou qu’on retire comme on donne des bon points ou des bonnets d’ane au gamins de l’ecole communale,… en manquant de sincerite ?
    Il faut simplement juger l’ensemble et garder son objectivite pour attribuer des « bons points » et ne pas faire entrer en jeu des considerations d’ordre personnel.
    D’un autre cote, vus les tarifs partiques dans ce restaurant, je pense que les clients « Ordinnaires » pourraient etre traitees de la meme facon que les critiques (Qui semblent trop bien connus, dirait-on), pour le prix ! LOL ! Ensuite, et pour terminer, ca n’est de la faute de personne, exterieur au restaurant, si « l’excessive complication de certains plats » existe.