Ces Québécois qui m’ont vendu mon sapin

christmas tree

Caroline et Gabriel ont vingt ans, sont québécois et pendant cinq semaines, ils sont aussi « sapineux », comprenez des vendeurs de sapin.

Contrairement aux autres « sapineux », ils ont accepté de raconter leur aventure américaine, brisant l’omerta qui entoure le business des vendeurs de sapins. Ils ont pris leurs quartiers au lendemain de Thanksgiving et n’ont plus quitté leur bout de trottoir de l’Upper West Side depuis lors, dormant à l’arrière de leur van. « On se sent en prison, même si on est dans la rue, se plaint Caroline, une jolie brune très souriante, on ne peut pas s’éloigner longtemps de notre spot« .

Ils se sont rencontrés l’été dernier en Colombie Britannique, pendant la cueillette des cerises, travail saisonnier qui leur permet de financer leurs voyages. Ayant entendu parler du plan « sapineux »,  ils ont décidé de tenter leur chance. Il n’y a pas de qualités requises pour être embauché, « ils cherchent toujours du monde, d’après Caroline, il suffit d’accepter de dormir sur place ». Retenus après quelques échanges téléphoniques, ils ne savent pas encore combien ils vont gagner à la fin de la saison et ne connaissent presque rien de l’organisation qui les embauche. « On » leur a indiqué leur place, ils sont livrés régulièrement en sapins et remettent l’argent à leur équipe tout aussi régulièrement.

Leurs conditions de vie sont rudimentaires: les matelas à l’arrière du van sont percés, un tout petit radiateur branché sur un générateur fourni par leur « équipe » les chauffe. « On peut manger quand on veut au food truck à cinq blocs d’ici, ça fait partie de notre arrangement (…) et on utilise les toilettes des cafés du quartier », raconte Caroline. A la question de la douche, Gabriel répond, un peu gêné, qu’il a pu en prendre quelques unes chez des clients sympas, lors de livraisons de sapins. Caroline dit que dans son cas, elle préfère ne pas sortir les cheveux mouillés et s’en est donc passé. « Les gens sont généreux avec nous, ils nous donnent à manger et des gants, plein de gants !, commence Caroline. Il y a même un sans-abri qui nous a offert des manteaux et des biscuits ». Gabriel intervient : « Il est un peu malade mental, il ne peut pas manger tout ce qui a un code-barres! Mais il est très gentil».

Commentaires

  • Xavier Jaglin

    « Contrairement aux autres “sapineux”, ils ont accepté de raconter leur aventure américaine… »
    Et bien, je pense qu’ils vont le regretter en lisant cet article caricatural qui ne fait que refléter l’état d’esprit et la vision superficielle de l’auteur. Les vendeurs de sapins qui font la manche et s’achètent des iPods à l’Apple Store.
    Mon dieu. Quel article.
    C’était l’occasion de les mettre en valeur et de rendre justice aux vendeurs de sapins plutôt que de leur attribuer une fausse image de crados folkoriques « pas glamour ».

  • Ccom

    Un article, ça? … une piètre description de gens sur qui il n’y a rien à raconter et surtout qui ne représentent aucunement qui que ce soit en provenance du Québec!!!

    Cet écrit sans fond ne peut que renforcer les préjugés ridicules sur les Québécois alimentés par des Français « au-dessus de tout » !!!

  • Summer

    Un article sur des bohèmes un peu clodos. Moyen moyen

  • Paul

    Pas d’accord avec vos commentaire c’est intéressant de connaître leur condition de travail! C’est pas parce que ce sont des québécois que c’est insultant! Bref c’est flippant de voir cette précarité!

  • NANINE

    Voilà des jeunes gens courageux qui s’engagent sans savoir où ça peut les mener; c’est la jeunesse, prêts aux conditions difficiles pour gagner leur vie ( peu rassurant au vue du flou de leur engagement ) .